HOMME DE PIERRE, COEUR D’OR

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Si votre compagnon a, mesdames, un coeur d’or, il n’hésitera pas à vous offrir un bijou…

Dans cette perspective, et pour savoir comment naissent les objets de joaillerie, nous avons rencontré un artisan créateur, se définissant lui-même comme un homme de pierres : Vincent Mériguet, thononais installé boulevard Georges Andrier.

Ce fils de médecin chablaisien a réalisé sa vocation de lapidaire en entrant en apprentissage à 20 ans. De Paris à Vichy et de Vichy à Lyon, il a acquis, en matière de connaissance de pierres précieuses, une technicité devenue rare aujourd’hui. A l’issue d’un parcours lyonnais réussi, il a quitté la métropole de la région Rhône-Alpes où il a été huit ans à son compte.

C’est dans la capitale du Chablais qu’il a voulu venir exercer son talent et son art, partant du principe que l’on pouvait être prophète en son pays. C’est ce qu’il prouve avec bonheur depuis des années, avec une clientèle composée essentiellement de particuliers, mais aussi de quelques professionnels qui lui demandent de tailler pour leur compte des pierres.

Vincent Mériguet les travaille toutes, sauf le diamant, mais il avoue une préférence pour l’émeraude. Evidemment, de par son prix, celle-ci est moins courante que le saphir ou que d’autres pierres encore moins coûteuses comme la topaze, l’aigue-marine ou l’opale pour n’en citer que quelques unes.

S’il est avant tout lapidaire, c’est-à-dire homme de pierres de couleur, il n’en est pas moins créateur de bijoux ayant une préférence marquée pour les bagues. Il conçoit le modèle dont la monture est toujours réalisée en métal précieux, or ou éventuellement argent.

Après avoir élaboré ce qu’il veut voir naître, c’est à un spécialiste de la fonderie de bijoux qu’il confie le soin de produire la monture. Il ajustera ensuite, sur celle-ci, les pierres qu’il a sélectionnées et taillées et ses modèles sont toujours exclusifs.

“Le prix d’une pierre peut être très différent selon la couleur et la qualité de celle-ci” nous confie l’artisan qui poursuit : Pour ma part, je privilégie toujours les pierres de grande qualité exemptes  d’impuretés et dont la couleur est dans la nuance précise que je recherche”. Ceci a un prix, car le rapport entre un saphir de médiocre qualité et un autre n’ayant aucune impureté est au minimum de 1 à 10 et parfois plus….


Article paru sur le MESSAGER du 19.12.1996
SUPPLEMENT GRATUIT – Edition Faucigny